Avant tout déploiement, chaque brique de l'Energy Operating System SOLENAO est éprouvée dans un environnement physique contrôlé. Un outil de maturation technologique et de standardisation, distinct d'un mini-parc ENR ou d'un démonstrateur marketing : il réduit le risque, capitalise une IP défendable et rend l'ensemble du modèle bancable.
L'avenir de l'énergie locale se joue désormais au-delà du volume de kWh renouvelables produits. La valeur se déplace vers la capacité à orchestrer en temps réel un système multi-vecteurs : électricité, stockage, mobilité, chaleur, hydrogène, sous incertitudes physiques, économiques et contractuelles.
Le physique sert d'abord à collecter de la donnée réelle, au-delà du seul volume d'équipements.
Une figure ou une métaphore ne remplace jamais un dossier de preuve rejouable.
Il réduit le risque technique avant les déploiements, améliore les modèles prédictifs, valide les modes dégradés et produit les éléments de confiance utiles aux financeurs. La preuve, le standard et l'IP sont dans la couche logicielle.
Le laboratoire qualifie la technologie, le SI orchestre, les pilotes valident en exploitation. Chaque maillon dépend des deux autres, et chaque projet doit rendre le système plus fiable, plus duplicable et plus bancable.
Datasets versionnés, modèles testés et règles de sécurité éprouvées.
Configurations standardisées et consignes pilotées en sécurité.
Données réelles, incidents documentés, écarts entre prévision et réalité.
Une journée simulée sur le banc microgrid : la production solaire et la consommation se croisent, et la batterie se charge sur le surplus puis se décharge en pointe. C'est cette donnée réelle qui nourrit le jumeau numérique et entraîne les modèles.
Pour éviter qu'un laboratoire Deeptech ne devienne un empilement de matériel, SOLENAO raisonne en preuves : ce que le labo doit démontrer, à quelle audience, avec quelle traçabilité. Chaque preuve alimente en miroir l'une des quatre couches du SI.
Les données entrantes sont fiables, horodatées, normalisées ; les dérives sont détectées avant qu'une décision ne s'appuie sur une donnée corrompue.
Les modèles prévisionnels et les algorithmes d'arbitrage produisent des décisions justifiables, comparées à la réalité mesurée.
Les décisions deviennent des consignes pilotées en sécurité, avec gradation de l'autonomie et modes dégradés explicites.
Toute décision est rejouable, versionnée et exportable en dossier d'audit utilisable par une banque, une collectivité ou un fonds.
Un actif sans verrou rattaché n'est pas éligible au CIR/CII et n'est pas défendable en due diligence. Le programme R&D est structuré explicitement autour de huit verrous scientifiques et techniques.
Normaliser des équipements qui ne parlent pas le même langage, sans enfermer SOLENAO dans une techno propriétaire unique.
Continuer à arbitrer en sécurité quand la donnée est manquante, incohérente ou en retard — pas seulement détecter le défaut.
Limites, validations, seuils, arrêts d'urgence, modes manuels et droits d'accès éprouvés avant tout déploiement.
Comparer prévisions et réalité, évaluer les erreurs, décider quand être prudent, optimiste ou conservateur.
Arbitrer un kWh entre autoconsommation, stockage, injection, effacement, recharge, chaleur ou valorisation future.
La performance ne se déclare pas, elle se rejoue : données, hypothèses, version du modèle, effets observés.
Fonctionner localement en connectivité faible ou isolée. Porté par le boîtier Edge SI, en architecture hybride cloud + edge.
Combiner électricité, stockage, mobilité, chaleur et hydrogène, avec des temporalités hétérogènes : de la seconde (batterie) à l'inertie thermique. Ouvre l'éligibilité EIC, Innovation Fund, DEMIBaC.
L'architecture physique reste volontairement simple en V1. Ce qui distingue un laboratoire Deeptech d'un démonstrateur ENR : le physique collecte la donnée réelle, mais la preuve, le standard et l'IP vivent dans la couche logicielle.
Consignés dans le journal de laboratoire et tenus à jour chaque trimestre, ils alimentent en parallèle les trois récits éligibles aux financements.
Une fois la première boucle d'orchestration éprouvée, l'environnement de test devient le lieu où SOLENAO développe une seconde génération de recherches, indispensables à l'industrialisation, à la bancabilité, à l'assurabilité et à la duplication.
Une détection prédictive par signature de données (arcs DC, points chauds, déséquilibres de courant, emballement thermique des batteries) capable de repérer une dérive plusieurs heures avant l'événement et de déclencher un mode dégradé sécurisé. Étend le verrou V3 au domaine de la sécurité physique. Livrables : module versionné, procédure d'intervention standardisée, dossier assurabilité.
L'encrassement induit 2 à 9 % de perte de productible. L'apport SOLENAO réside dans la logique de déclenchement, plus que dans la robotique : un modèle de « soiling » (production, irradiance, météo, capteurs de poussière) décide quand, où et à quelle heure nettoyer, uniquement lorsque le gain dépasse le coût et l'empreinte en eau. Nourrit l'offre O&M et les attentes ESG.
Un coffret industriel durci (format proche d'un coffret de comptage) embarquant une version résiliente du SI : acquisition locale, arbitrage sûr en mode déconnecté, synchronisation des preuves au retour de connectivité. Un actif d'IP à part entière qui transforme la plateforme cloud en architecture distribuée et abaisse le ticket d'entrée des petits sites et sites isolés. Durcissement cyber IEC 62443-3-3 SL2.
Approche progressive : l'hydrogène est d'abord intégré au jumeau numérique sous forme d'un modèle d'électrolyseur et de stockage virtuel, pour tester les arbitrages de valorisation des surplus PV face au stockage, à l'injection, à l'effacement et à la chaleur. Un module H₂ physique (zonage ATEX dédié) est adjoint seulement en phase 3 mature, avec un partenaire spécialisé. L'objectif reste de prouver l'orchestration, plutôt que de produire de l'H₂ en volume.
Quatre flux (scientifique — CIFRE, LaBRI, IMS, ISM ; technologique — brevets, DERMS, VPP ; réglementaire — PPE3, RED III, APER, CSRD ; terrain — incidents, écarts, demandes clients) convergent vers un comité trimestriel qui priorise le backlog R&D et alimente un journal de veille versionné. Opérée dès M0, transversale à tout le groupe.
La société mère conserve la gouvernance des standards, modèles versionnés, datasets et IP, y compris celle des missions complémentaires (détection pré-incendie, modèle de soiling, design Edge SI). Les filiales les utilisent sous licence. Cette séparation isole la valeur logicielle de la holding du risque opérationnel des SPV : elle est essentielle à la bancabilité.
Le laboratoire est plus permissif que la production : il reste isolé de toute voie d'accès vers le SI commercial. Isolation réseau, séparation des comptes et des clés, MFA et segmentation stricte dès le jour 1. Le Diag Cyber Bpifrance est sollicité à T0+3 et annexé aux dossiers de financement.
Chaque actif acheté doit être rattaché à une hypothèse R&D écrite. Pas de verrou écrit ≠ pas d'achat. Condition d'éligibilité CIR/CII.
Le banc envoie ses premières consignes automatiques une fois la donnée qualifiée, et seulement sur les actifs isolés. Les démonstrateurs pilotent un actif réel uniquement après validation complète.
Une figure se double toujours d'un dossier rejouable. Le Trust Layer est ce qui sépare une promesse d'un actif bancable.
Cette double ouverture, pédagogique et institutionnelle, donne une réalité physique à un discours Deeptech qui resterait sinon abstrait, et constitue un argument de différenciation difficilement réplicable en levée de fonds.
Financeurs, élus, banques, fonds, agences (BPI, ADEME, DREAL) et pairs industriels viennent voir, manipuler les données et suivre un scénario rejoué. Une promesse logicielle devient un actif tangible.
Du lycée aux écoles d'ingénieurs (BTS, IUT, licences pro) : visites, stages d'immersion, projets de fin d'études, alternances et thèses CIFRE. Un vivier de recrutement pour le groupe et ses filiales.
Partenariats académiques (LaBRI, IMS, université de Bordeaux), pôles de compétitivité, taxe d'apprentissage fléchée. Renforce le pilier social CSRD et ancre le groupe dans son territoire.
Partenaire industriel, académique, financeur ou collectivité : organisons une visite et une démonstration de l'orchestration en conditions réelles.